Hopital de Montfermeil

Publié le par Kitty

Aujourd'hui je ne suis qu'une boule d'angoisse, ma maman est à l'hôpital depuis avant-hier elle a été admise aux urgences, avec cette sale maladie (Rendu-osler) qui fait que sa vie s'écoule hors d'elle, une hémorragie plus forte qu'une autre, et plus assez de globules rouges pour oxygèner ce corps fatigué. Le plus dure c'est qu'elle est restée toute la nuit et toute la journée aux urgences sur un brancard en attendant une transfusion et surtout une place dans une chambre. 

Hier soir je me pointe à l'hôpital pour la voir ne serait-ce que 5 minutes, mais je trouve un barrage infranchissable pas moyen de la voir ne serait-ce que pour la rassurer et surtout pour me rassurer moi ! Franchement je trouve cela inhumain. Enfin je suis sa fille et a 81 ans on est fragile et si demain elle n'était plus là ? On a beau savoir que c'est inéluctable et que cela va arriver un jour, on ne peut s'y faire.

Je pense qu'aujourd'hui on lui aura trouvé une chambre et que je pourrais l'embrasser. 

Monsieur Patrick Pelloux se bat, mais que fait M. Sarkozy pour améliorer les services d'urgences dans les hôpitaux ? Lui qui est partout, mais seulement comme la mouche du coche !

A l'occasion du printemps des poètes j'ai envie de lire ce poème de Claude Esteban :

Le jour ne revient pas, dites-vous, mais
seulement sa blessure, le sang
que laisse le soleil quand il s’effondre
au loin

tous les corps oubliés
veulent savoir si quelque chose existe
sous le sol, qui les rassemble, une parcelle
de substance ou rien
que l’ombre, immobile comme
un caillou

peut-être que l’espoir
n’est qu’une entaille dans la chair
une étincelle sans futur
dans la mémoire

ne dites pas, quand vous partez, que c’est
le jour qui meurt.

Lire de la poésie ça calme ça fait du bien.

Par contre j'ai emprunté à la bibliothèque "On achève bien nos vieux" de Jean-Charles ESCRIBANO un infirmier qui dénonce les maltraitances graves, l'inhumanité quotidienne.



ON ACHEVE BIEN LES VIEUX, Jean-Charles Escribano


Il ne faut pas oublier que nous aussi nous seront vieux un jour et j'ai peur qu'on ne veuille nous éliminer. Est-ce normal qu'on réponde à quelqu'un de 85 ans qui demande un dosage de PSA qu'à cet âge on ne le fait plus ? Celà ne sous-entend-t-il pas  : maintenant vous êtes vieux, il ne sert à rien de vous soigner ?Personnelement je n'y connaît rien mais cela ne me semble pas normal parce que si le taux a augmenté et qu'il y a suspiscion de cancer même à 85 ans on peux soigner puisqu'on a une espérance de vie plus grande !

J'espère que je vais trouver maman en meilleure forme, maintenant qu'elle a été transfusée et que les docteurs vont trouver d'où viennent ces hémorragies.

Publié dans lectures

Commenter cet article