Enfance

Publié le par kitty

Un jour, je devais avoir entre 8 et 9 ans, j'ai demandé à ma mère :

- Maman qu'est-ce que c'est qu'un mongolien ?

Elle m'a répondu en riant :

- C'est quelqu'un comme toi !

Je pense que vous ne pouvez pas imaginer le pavé que j'ai reçu sur la tête, car je savais très bien ce qu'était un mongolien, je voulais juste une parole rassurante car je ne me sentais pas comme les autres.

En effet à l'école j'étais le clown de la classe et la maîtresse ne se gênait pas pour me taper sur les doigts avec sa règle. Je me souviens que cela me faisait des grosses boules sur les doigts. Elle m'attachait aussi les mains derrière le dos avec de la ficelle parce que je n'arrêtais pas de gesticuler. J'avais un frère de trois ans mon cadet toujours 1er de la classe et avec le recul je devais vouloir qu'on s'intéresse aussi à moi.

Une fois la maîtresse avait le dos tourné et avec mon crayon j'ai fait signe qu'elle était folle, bien sûr des camarades m'ont dénoncée. Quel scandale : zero de conduite, convocation de mon père qui était très sévère et à qui je n'ai pas dit pourquoi il était convonqué. Cela s'est terminé par une bonne fessée et des punitions.

La cerise sur le gâteau c'est que, en ayant juste la moyenne, ils m'ont fait redoubler ce CM2 en arguant que née un 31 décembre j'étais trop jeune pour passer en sixième. Mon cauchemar a donc continué encore un an.

Le fait que je n'ai jamais eu confiance en moi, que je suis sûre d'échouer dans ce que j'entreprends avant d'avoir commencé doit avoir ces racines dans ces deux années.


Je n'en veux pas à mes parents ayant des enfants moi-même,    je suis bien placée pour savoir la difficulté de les éduquer.

Il y a des personnes qu'au contraire les humiliations stimulent.

Je viens de lire "Fais danser  la poussière" de Marie Dô qui au contraire a tiré une force phénoménale pour réussir. Un bel exemple de dépassement de soi.

Publié dans intranquillité

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marie 20/10/2006 20:14

Chère, chère Kitty
Ces blessures d'enfancedoivent-elles toujours nous suivre. J'ai comme toi un souvenir d'une parole qui semble si banale.
J'ai une dizaine d'année. Je suis au supermarché avec mon père avec qui j'avais peu de petites marques d'affection. Maman avait décidé de faire des croque-monsieur, c'est une fête pour moi. Dans les rayons je passe mon bras sous celui de papa et il me dit une chose dans le genre "tiens, tu m'aimes bien aujourd'hui, parce qu'on achète du pain de mie". Ca semble tout bête, mais je n'ai jamais pu reprendre le bras de mon père, je pense souvent à cette phrase et j'ai beaucoup d'émotion en l'écrivant.
Et je me demande quelles phrases assassines j'ai pu dire à ma fille......
Mais je me soigne et je suis actuellement branchée sur la psychogénéalogie qui ouvre des pistes pour sortir de ce cercle vicieux.
Avec tout mon amour
marie

kitty 08/11/2006 08:53

Chère Marie, Pendant que tu ne te croyais pas aimée, j'étais sûre que tu étais sa préférée ! La terrible puissance des mots et leur interprétation ! En tout cas j'essaie de me corriger en disant à mes petites filles qu'elles sont belles et les plus gentilles et que je les aime. Je t'embrasse tendrement.

Sifranc le correcteur 03/08/2006 09:16

La cerise sur le gâteau c'est que, en ayant juste la moyenne, ils m'ont fait redoubler ce CM2 en arguant que née un 31 décembre j'étais trop jeune pour passer en sixième. Mon cauchemard a donc continué encore un an.
Un petit coucou en passant. Tu peux enlever le d final à cauchemar... Amitiés de Sifranc

bob 04/05/2006 22:18

Les fautes d'orthographe ce n'est rien tt le monde en fait m^me les plus grands.
Pour te divertir je te propose aussi mon blog.
http://asia.blog.mongenie.com/
 
A bientôt. Biz

Franciscoo 21/04/2006 17:02

Merci beaucoup.
 

Il est vrai que j’avais fait des fautes d’orthographe. Ce n’est pas une excuse mais à deux heures du matin, j’étais un peu fatigue et la seule chose que je voulais été de faire passer une idée.
 

Cela m’a donnait l’occasion de connaître ton blog le quel je vais venir visiter plus en détail plus tard.
Bonne continuation.