Mardi 3 octobre 2006

Je n'arrive pas à dormir, je n'ai pas passé une très bonne journée, voilà pourquoi je suis devant mon ordinateur. Il y a des jours comme cela où une accumulation de désagréments  vous empoisonnent la vie.

Tout celà à cause d'un facteur qui ne fait pas son travail, je sais qu'ils sont submergés de boulot , alors depuis quelques temps ils ne montent plus les recommandés et ils marquent joyeusement motif : absents alors que je suis bien là puisqu'à midi lorsque j'arrive je regarde dans la boîte à lettres, elle est vide et lorque je repart à deux heures je trouve le papillon, alors là je boue, j'enrage car la poste est assez éloignée et je n'ai pas de voiture, je suis donc obligée de prendre le bus, de faire la queue parce qu'il y a toujours au moins 10 personnes devant moi.

Donc cet après-midi je prends mon récépissé et me voilà partie à la poste du centre de Montfermeil. Il devait être environ quatorze  heures, quatorze heures quinze.  Je compte une quinzaine de personnes devant-moi , je m'installe donc et patiente.  Arrive mon tour, je prends ma lettre  et devinez quoi ? C'était une lettre de licenciement pour dépôt de bilan. Un peu bouleversée, bien que je m'attendais à cette issue.   Cette lettre m'avisait que la société passait au tribunal  de commerce le 3 octobre à 9 heures et que les employés pouvaient nommer un mandataire pour les représenter, avertie le 2 pour le 3 cela me paraît un peu juste. Donc demain ou plutôt tout à l'heure je vais m'y rendre pour voir ce qu'il en est. D'habitude je demande le livre des réclamations pour signaler  que la lettre où le paquet ne m'ont pas été remis en main propre alors que j'étais présente, mais là j'avoue que j'avais autre chose en tête.

En sortant de la poste, j'avais à peine tourné le coin de la rue que je vois deux grands énergumènes se diriger en courant vers moi ! tien  où vont-ils ces deux là avec leur capuchon sur la tête ? J'avoue que je n'ai pas eu le temps de me poser la question bien longtemps car ils m'attrapent par les bras me bloquent et me tirent le sac que j'avais sur l'épaule, mais je ne lâche pas prise, me voilà traînée sur la chaussée, toujours accrochée à mon sac, eux me donnant des coups de pieds dans les chevilles, moi hurlant à la mort, insensible aux coups.  Puis  je cramponne désespérément la bride désolidarisée de mon sac et me relève, pendant que les individus partent à toutes jambes dans la direction des bosquets muni de leur butin (bien maigre je n'avais même pas tiré d'argent), mes lunettes écrasées par un véhicule sur la chaussée.

Je dois dire qu'avec mes cris, des fenêtres secourables se sont ouvertes, il devait être 15 heures et des passantes se sont approchées pour me servir de témoin, prévenir la police municipale qui a été tout de suite sur le lieux, mais le fuyards étaient déjà loin. Après que les policiers aient pris l'identité des témoins, je monte dans le véhicule pour aller au bureau  et qelques 200 metres plus loin, une dame s'était fait arracher son sac également, elle était tombée à la renverse sur la chaussée, mais son mari avait réussi à récupérer le sac. Les voilà aussi embarqués jusqu'au bureau municipal .

Là, les pompiers sont appelés pour accompagner la dame à l'hopital elle souffrait de la tête. J'ai refusé d'y aller pensant que cela allait bien à part un bleu sur le mollet gauche et peu mal à la cheville droite j'était comme anésthésiée et je ne sentais presque rien. Maintenant je le regrette  car je ne distingue plus mon mollet de ma cheville gauche qui est toute noire et je dois avoir une légère entorse au bien droit, un peu noirci aussi sur le dessus.

Ensuite la police municipale m'a emmenée à la police de Lagny pour faire mes déclarations de perte de pièces d'identité chéquier, carte bleue, clés de l'appartement et autres babioles. Enfin vers 16 h 30 mon mari averti est venu me chercher pour faire les oppositions à la poste.

Voilà ma dure journée qui aurait pu me couter plus cher  pour ne pas avoir voulu donner son sac, mais à ce moment là c'est instinctif on ne réfléchi pas, on est dans un état second , je n'ai pas vraiment eu peur .  Mais j'allais oublier de vous conter la suite !

Vers 22 h 30, on frappe à la porte, je dis à mon mari de ne pas ouvrir ce qu'il s'empresse de faire, j'aperçois à ce moment-là trois ou quatre jeunes gens, je referme immédiatement, prise d'une peur panique. Ils me disent qu'ils ont trouvé mon sac et veulent me le rendre. Je leur dit de le laisser sur le pallier que j'ai eu trop peur. Pourtant j'aurais  bien voulu avoir des précisions sur la découverte de mon sac et pourquoi  l'ont-ils amené à cette adresse puisque ma pièce d'identité était à une autre adresse !

Enfin j'ai tout récupéré, sauf le chéquier,  30 €, ma lettre de licenciement et quelques autres papiers. Je ne voudrais pas stigmatiser Montfermeil dont on parle déjà tant, car malheureusement cette scène a dûe se passer aujourd'hui dans d'autres villes et l'issue n'a peut-être pas été si heureuse.

Franchement, Monsieur Xavier LEMOINE, notre Maire interwievé dimanche dans "Sept sur Sept", que faire ? sinon ne pas prendre de sac à main ! car cela peut vous arriver !

Par kitty - Publié dans : Montfermeil
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